REINE DE BEAUTE

AMY K.GREEN

La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.

Le coupable ? tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss. Seule Virginia, la demi-soeur de la victime, n’est pas de cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles.

Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable. Mais Virginia veut savoir. A tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible.Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

Lire la suite

JAMES ET TALIA

BEATRICE SHALIT

Rue La Fayette, à Paris, au fond d’un jardin, s’élève un charmant hôtel particulier un peu décati qu ses habitants nomment affectueusement la « roulotte ».

Annette Rahbani et son mari Maurice en sont les heureux propriétaires. Il y accueillent quelques résidents farfelus : un retraité sans ressources, une actrice dont la carrière stagne, un jeune peintre amateur de poker, une afghane sans papiers et un mystérieux libanais qui paye sans rechigner un loyer conséquent.

La dernière venue, une jeune Israélienne prénommée Talia, s’est installée là dans un but bien précis. Son arrivée va provoquer une cascade d’événements cocasses ou dramatiques. James le chat de la maison ne perd pas une miette de ces imbroglios qu’il raconte avec délectation.

Lire la suite

LA CHANSON DU RAYON DE LUNE

TONIE BEHAR

1860 Joséphine est une grisette, courageuse et mutine, une de ces milliers de petites mains mal payées des coulisses de la mode.

2020 Amanda est une entrepreneuse moderne qui développe son entreprise de bijoux grâce aux réseaux sociaux. Un jour Amanda trouve dans sa cheminée une merveilleuse bague en opale, le Rayon de Lune, ainsi qu’un paquet de lettres jaunies qui révèlent la vie mouvementée de la grisette. Fascinée, elle se sent liée à l’émouvante Joséphine par mille fils invisibles et surtout par cette bague chargée de souvenirs. Mais voilà que le rayon de lune disparaît dans des circonstances dramatiques….

Séparées par plus d’un siècle mais réunies par l’immeuble parisien et le métier qu’elles partagent, ces deux héroïnes vont tout faire pour réaliser leurs rêves. Un roman poignant, traversé par des passions amoureuses qui défient le temps.

Lire la suite

LE TATOUEUR D’AUSCHWITZ

HEATHER MORRIS

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

Un jour pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien.

Mais Lale fait une promesse à Gita : un jour ils seront libres et heureux de vivre ensemble.

Lire la suite

LIBRES DANS LEUR TETE

STEPHANIE CASTILLO-SOLER

Romain arrive en prison. Les choses n’auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte… et il doit payer.

Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l’homicide d’un dealer. En même temps qu’ils vont apprendre à se connaître, les deux garçons vont découvrir ensemble les codes de l’univers carcéral.

De façon surprenante, c’est dans cet environnement hostile et fermé qu’ils vont aussi réussir à nouer des liens d’amour et d’amitié.

J’avais un peu peur que ce livre soit trop anxiogène vu le sujet qui y est traité mais Stéphanie Castillo-Soler réussit magistralement à nous faire oublier le bruit des lourdes portes qui se ferment, le va et vient des clés, le cri des détenus, les bagarres et le manque de liberté.

On entre en prison avec Romain qui doit payer pour la mort d’une dame âgée, ce n’est pas lui qui a porté le coup mortel, mais il était là avec deux autres copains quand c’est arrivé, il n’a rien fait pour l’empêcher, un vol qui a mal tourné. Romain n’est pas un mauvais garçon, il s’est laissé entraîner par de sales fréquentations. Il aurait pu dire non, il est trop tard maintenant, il a été jugé, 6 ans de prison dont deux avec sursis.

Romain va partager la cellule de Laurent, ils ont pratiquement le même âge mais pas le même vécu, Romain a été abandonné à la naissance, il a passé sa vie dans des familles d’accueil puis a fini par se retrouver chez Marinette et Fred qu’il considère comme ses parents. C’est une famille modeste, une famille aimante, Romain est désolé de leur faire autant de peine.

Laurent est issu d’une famille aisée, son père est directeur financier d’une multinationale, il a peu de temps à lui consacrer, sa mère les a abandonnés tous les deux quand il était petit. Son père s’est remarié, Laurent a une demi soeur, Manon qu’il aime plus que tout. Laurent ne vit plus chez ses parents quand il commet le pire, il vit dans sa chambre d’étudiant mais ce jour là, il décide d’intervenir pour sauver Manon du dealer qui lui fournit sa drogue, elle veut décrocher mais elle lui doit de l’argent alors Laurent décide de rencontrer le jeune homme, de régler la dette de Manon mais le rendez-vous ne se passe pas comme prévu, le ton monte, le dealer est sous l’emprise de stupéfiants, Laurent le bouscule, il tombe, se cogne la tête et décède.

Romain et Laurent vont devoir apprendre à cohabiter dans une pièce aux mesures réduites, où il fait parfois très sombre, où tout peut très vite devenir irrespirable si personne n’y met du sien. Les débuts sont difficiles, Laurent se plonge dans la littérature, il parle peu, ignore son codétenu et indirectement lui fait sentir qu’ils ne sont pas du même monde et qu’ils ont peu en commun. Romain se sent inférieur, il n’a pas fait d’études, il ne peut rivaliser avec les lectures de Laurent alors il dessine et grâce à Serge qui s’occupe de la bibliothèque, il commence à lire lui aussi.

Dehors la vie continue, dedans elle est rythmée par les sorties, les repas, les douches, la salle commune, les nouvelles de l’extérieur et la bibliothèque. Les deux garçons sont solidaires quand ils sortent ou quand ils se rendent aux douches, ils savent qu’entre détenus tout peut vite dégénérer. Romain a peu de visites, Laurent voit sa demi-soeur tous les 15 jours. Romain s’attarde souvent sur la photo de Manon placardée sur le mur de la cellule, Laurent n’aime pas ça, il le fait comprendre à Romain, « que Romain ne se fasse pas d’illusions, il n’est pas assez bien pour sa soeur ». Laurent entame une correspondance avec Clémentine, une jeune étudiante dont il ne tarde pas à tomber amoureux.

Romain va mal, il se laisse dériver, il n’a plus de goût à rien, ne dort plus, ne s’alimente plus, n’a plus aucune estime de lui. Laurent l’a profondément blessé. C’est peut-être le déclic qu’il faut pour que Laurent se rende compte qu’il est allé trop loin, qu’il a méprisé et rabaissé ce compagnon de cellule qui demandait juste un peu d’amitié et de compréhension.

Dès lors les choses changent, les deux hommes deviennent de véritables amis et font des projets d’avenir. On oublie l’enfermement et les murs de la prison, Romain et Laurent sont déjà libres dans leur tête, ils se remettent en question et regardent devant. On assiste à une vraie métamorphose, Romain devient plus sûr de lui, il s’instruit et de belles surprises arrivent. Laurent est beaucoup plus humble, à l’écoute des autres et surtout attentif à Romain, ce compagnon qui désormais est comme un frère pour lui.

Cet enfermement les transforme et s’avère bénéfique, en sortant ils auront encore du chemin à parcourir mais ils savent ce qu’ils veulent et ont chacun un projet de vie dans lequel ils ne seront jamais loin l’un de l’autre.

C’est beau, c’est doux, les mots se succèdent harmonieusement et nous donnent de belles émotions. Dans ce huis clos parfois brûlant, j’ai oublié que les jeunes hommes étaient privés de liberté, focalisée sur la naissance de leur amitié, sur cette complicité qui, je le savais, allait laisser place à une vraie amitié. Et il y a l’amour aussi, cet amour impossible que Romain nourrit vis à vis de Manon, cet amour possible que Laurent voudrait avec Clémentine. Peut-être que ce sont ces jeunes femmes qui détiennent les clés des coeurs afin de les déverrouiller.

J’ai adoré ce livre, on se laisse guider, presque sereinement malgré le contexte difficile qu’est l’enfermement. Un grand bravo à l’auteure qui signe ici son premier roman, le premier d’une longue série je l’espère.

Note : 4.5 sur 5.
  • EDITIONS : LIBRINOVA
  • ISBN : 9 791026 250852
  • Avril 2020 – 157 pages

L’ARMEE DES OMBRES

JOSEPH KESSEL

C’est à Londres, en 1943, que Joseph KESSEL a écrit « l’armée des ombres » qui n’est pas seulement l’un de ses chefs-d’oeuvre mais le roman symbole de la résistance que l’auteur présente ainsi : « La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de Lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie.

Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celles des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de tortures où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.

Ils sont ouvriers, notaires, médecins, instituteurs, cafetiers, mères de famille, des gens comme vous et moi qui, un matin, entrent en résistance, -avec tous les risques que cela comporte-, parce qu’ils n’acceptent plus l’oppression, parce qu’ils rêvent de liberté, parce qu’il est de leur devoir de sauver la patrie de l’envahisseur. Ils sont cette armée des ombres que décrit si bien Joseph Kessel, une armée définie par des petits groupements qui s’organise, une armée que l’on ne voit pas mais qui agit, une armée soudée même si elle est dispersée au quatre coins du pays et au delà de la Manche.

Gerbier est le narrateur du roman, c’est le chef d’un des groupes de résistants, il parle si peu de lui, préfère mettre en lumière ses camarades de combat, à commencer par Legrain qui est emprisonné avec lui et qui n’a rien d’héroïque, il n’appartient pas à la résistance, se décrit communiste et pourtant il sera la pièce maîtresse pour faire évader Gerbier de prison.

Il y a Félix, papa d’un petit garçon qui ne sait pas que son père est un héros, il donne tout son temps à la résistance, en oublie sa famille, personne ne connaît son activité, même pas sa femme qui ne comprend pas pourquoi Félix n’est jamais là ! Il y a Claude Lemasque, le Bison, Jean-François, le grand-patron que l’on ne connaît que sous cette appellation, Il y a Mathilde, une mère de famille qui va accomplir un travail phénoménal, on ne peut qu’admirer sa force et sa détermination, rien ne la destinait à être active au sein de la résistance et pourtant, elle est l’une des chevilles ouvrières du bon fonctionnement de la cellule. Il y a tous les autres, ceux qui aident en abritant des fugitifs, en donnant du matériel, ils ne font pas officiellement partie du groupe mais ils répondent présent quand on a besoin d’eux. ils viennent tous d’horizons différents mais face à l’ennemi il n’y a plus de condition sociale, il y a une force commune avec un même objectif, peu importe le milieu dont on est issu.

Il faut savoir se fondre dans la masse, ne pas attirer l’attention, souvent changer de planque quand on se sait grillé, être sur ses gardes et veiller à ne pas se faire dénoncer. Il faut gérer les problèmes de transport, de diffusion de l’information, être présent pour les opérations de parachutages. Il faut des agents de liaison et des imprimeurs clandestins pour faire circuler les informations. Les conditions sont souvent extrêmes, dangereuses, chaque résistant sait qu’il risque sa vie, qu’il sera torturé s’il tombe entre les mains de la Gestapo.

Mais rien n’arrête ces héros courageux que Philippe Gerbier nous décrit si bien, ce sont ses camarades de combat, ses amis et quand l’un d’entre eux tombe, c’est tout le groupe qui perd un membre de sa famille, la famille de l’armée des ombres. C’est un très beau roman, on s’attache tout de suite aux personnages que l’on admire parce qu’ils sont courageux et qu’ils y vont, malgré la peur qui les tenaille parfois, malgré la vie qu’ils ont construite à côté, la famille, les amis. Ils abandonnent tout pour la résistance.

Heureusement qu’il y avait ces femmes et ces hommes prêts à prendre tous les risques, même celui de perdre la vie pour sauver la patrie, une tâche des plus difficiles où il fallait parfois improviser au dernier moment parce que rien ne se passait comme il se devait. Certains auront beaucoup de chance, d’autres tomberont au combat, fusillés ou torturés dans les prisons de France, dénoncés parfois par leur propres compatriotes.

Un superbe livre, une écriture fluide sans chichis, claire et concise, une magnifique plongée dans les réseaux de résistants, un hommage mérité aux héros de l’ombre. J’ai beaucoup aimé ce livre que je vous conseille. Un film a été adapté, je ne l’ai pas vu mais après la lecture du livre, j’ai très envie de le regarder.

Note : 4.5 sur 5.
  • EDITIONS : POCKET
  • ISBN : 9 782266 115001 – deuxième tirage mai 2008
  • 253 pages

LE SECRET D’EMMA

KARINE LEBERT

Au coeur d’un petit village du littoral cauchois, l’inimité entre gens de la terre et gens de la mer est bien ancrée. Mais Emma, fille de bourrelier et passionnée par les chevaux percherons, et Armelle, fille de pêcheurs terre-neuvas sont pourtant les meilleures amies du monde.

Toutes deux aiment à décrier Angélique, la fille du maire et riche propriétaire du haras la licorne. Chamailleries d’enfants sans grande importance. Mais lorsque le père d’Emma est victime d’un tragique accident de cheval au haras, un doute subsiste : ce drame est-il vraiment accidentel ? peu de temps avant de mourir, il évoque dans ses délires, l’apparition d’une ombre malveillante….

Une intrigue captivante dans laquelle amitié, amour et haine s’enchaînent à travers trois époques…

Lire la suite

ENVOLE MOI

SARAH BARUKH

A presque quarante ans, Anaïs a réinventé sa vie à Nice, loin de la grisaille du 19 ème arrondissement parisien où elle est née.

Lorsque Marie son amie d’enfance la contacte après une longue absence, des souvenirs enfouis rejaillissent. Les années 90, quand le rap et le basket galvanisaient les cours de lycée. Le racisme qui sévissait déjà. Cette amitié bancale où Marie semblait décider de tout… et le drame qui les a séparées.

Le temps d’un week-end improvisé, les deux femmes affronteront leurs fantômes pour tenter de se retrouver.

Lire la suite

LA VALLEE DES ORANGES

BEATRICE COURTOT

Marseille, 2016, c’est en démontant les faux-plafonds d’un hôtel en rénovation qu’un ouvrier découvre, entre deux morceaux de plâtre, une vieille boîte rouillée. Dedans une photo jaunie, un vieux cahier de recettes, une médaille et une balle de fusil. Le contenu est remis à Anaïs, l’héritière de ce qui ne semble pas être un trésor, de prime abord…..

Majorque 1935, Magdalena vit paisiblement sur cette île ensoleillée. La jeune pâtissière régale chaque jour ses clients de brioches saupoudrées de sucre glace et parfumées à la fleur d’oranger. Mais bientôt, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village…. De Marseille à Majorque, d’aujourd’hui à hier, Anaïs va se lancer sur les traces des secrets de sa grand-mère et découvrir une histoire familiale enfouie il y a bien longtemps sur une autre rive de la Méditerranée…

Lire la suite

COUPS BAS ET TALONS HAUTS

TONIE BEHAR

Dahlia Arditi est attachée de presse dans une grande agence parisienne de relations publiques. Sa vie aurait pu être une longue suite de soirée glamour si la très chic et très pragmatique directrice, Chloé de Ligna, ne jouait pas les trouble-fête.

Slalomant entre les peaux de bananes, Dahlia doit gérer seule le défilé haute couture d’un génie de la mode et composer avec une vie affective qui déstabiliserait un samouraï : l’homme qui la fait rêver à disparu depuis 6 mois, ses parents traversent une crise existentielle nucléaire et sa soeur, sa confidente, est vampirisée par un mari hypocondriaque.

Heureusement quand tout va mal, Dahlia a sa liste, celle de tous ses amoureux potentiels, car Dahlia allume mais elle n’éteint pas….

Lire la suite