JAMES ET TALIA

BEATRICE SHALIT

Rue La Fayette, à Paris, au fond d’un jardin, s’élève un charmant hôtel particulier un peu décati qu ses habitants nomment affectueusement la « roulotte ».

Annette Rahbani et son mari Maurice en sont les heureux propriétaires. Il y accueillent quelques résidents farfelus : un retraité sans ressources, une actrice dont la carrière stagne, un jeune peintre amateur de poker, une afghane sans papiers et un mystérieux libanais qui paye sans rechigner un loyer conséquent.

La dernière venue, une jeune Israélienne prénommée Talia, s’est installée là dans un but bien précis. Son arrivée va provoquer une cascade d’événements cocasses ou dramatiques. James le chat de la maison ne perd pas une miette de ces imbroglios qu’il raconte avec délectation.

Première fois avec cette auteure et j’ai plutôt bien apprécié ce roman qui est un excellent feel good.

Le narrateur se prénomme James et c’est un chat !! voilà qui est plutôt original et qui laisse présager de bonnes surprises, ce n’est pas tous les jours que l’on peut découvrir une histoire sous l’oeil d’un chat. James habite dans ce charmant hôtel particulier de la rue La Fayette, il appartient à l’ensemble de la maison, il est nourri et logé, il va chez l’un et chez l’autre mais n’a pas de maître attitré. C’est bien pratique quand on est un chat, on peut aller partout, se faufiler et s’installer tranquillement pour épier et écouter les conversations, entendre tous les secrets qu’on ne peut répéter. James ne s’en prive pas, il est au courant d’absolument tout ce qu’il se passe dans l’hôtel particulier et il ne se gêne pas pour nous le répéter à sa façon avec sa vision de chat, c’est totalement délicieux.

C’est un mélange d’habitants très hétéroclite, ils viennent d’horizons différents et c’est certainement ça qui fait la richesse des lieux. Annette et Maurice sont les propriétaires de la bâtisse, qui a quelque peu perdu de son panache au fil des ans mais ils veillent sur leurs locataires et les bichonnent, c’est un peu comme une grande famille. Annette a hérité de la maison de son père, c’est un bien familial dans lequel elle a grandi et elle y est très attachée, mais cette bâtisse est-elle réellement un bien de famille ?

La petite nouvelle s’appelle Talia, elle vient d’Israël et n’a pas choisi cette maison au hasard, James va bien vite nous mettre dans la confidence, -n’oubliez pas qu’il est aux premières loges-, mais je ne peux rien dévoiler au risque de spoiler l’histoire.

Comme dans la vraie vie, il se passe plein de choses dans cette maison, chaque locataire cache sa part d’ombre mais ils sont aussi tellement attachants qu’on leur pardonne leurs écarts…. quoi que …..

Béatrice Shalit nous embarque dans le quotidien des habitants de la roulotte -c’est comme ça que la maison a été baptisée- avec tout un tas d’événements qui nous font tour à tour sourire et qui nous interpellent, nous énervent parfois et nous provoquent de belles émotions. C’est frais, drôle, ça pétille et c’est vraiment sympathique.

C’est un livre qui se lit en quelques heures, je regrette néanmoins que l’auteure n’aie pas un peu plus développé sur le secret de Talia et sur ce qu’elle a décidé de faire. Je trouve qu’il y avait là un beau thème à creuser. Elle nous offre quand même de jolies leçons de vie, la solidarité, l’entraide, le pardon, l’amour, les différences…… En tout cas j’ai passé un bon moment avec cette lecture, assez pour me donner envie de lire d’autres livres de la même auteure.

Note : 3.5 sur 5.
  • EDITIONS JULLIARD
  • ISBN : 978-2-260-05326-2
  • janvier 2020 – 155 pages

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